Histoire
Roularta Media Group: multimédia et international

Éditeur local à ses débuts, Roularta Media Group est devenu, en une soixantaine d'années, un groupe multimédia international.

Les années pionnières 

En 1954, le docteur en droit Willy De Nolf – père de Rik De Nolf, le CEO actuel – quitte le barreau de Courtrai pour lancer Roularta SA. Il s'agit d'une petite imprimerie située en plein centre de Roulers et destinée à devenir la maison d'édition de deux hebdomadaires locaux, le Roeselaarse Weekbode et Advertentie, le premier étant un hebdomadaire payant, le second un journal distribué gratuitement dans les boîtes-aux-lettres.

Au cours des années qui suivront, des éditions supplémentaires d'Advertentie seront lancées. Quant à l'hebdomadaire De Weekbode, il fait déjà autorité dans tout le centre de la Flandre Occidentale en 1960. La croissance de la maison d'édition est assurée, à la fois par la création incessante de nouveaux titres et par des reprises d'hebdomadaires locaux tels que Mandelpost (1957), De Torhoutenaar (1960), Burgerwelzijn (1968), Het Ypersch Nieuws (1979), De Zondag (1978), De Zeewacht (1980), Het Nieuwsblad van de Kust (1981), De Torhoutse Bode (1985).

Bientôt, l'imprimerie et son parc de machines ne suffiront plus. En 1963 démarre dès lors la construction de la nouvelle imprimerie à la Meiboomlaan, le siège principal du groupe jusqu'au jour d'aujourd'hui.

Après dix ans d'existence, Roularta Media Group commence à étendre ses activités en dehors de la province de Flandre Occidentale. C'est ainsi que naissent, respectivement à Anvers et à Gand, Advertentie Groot-Antwerpen et Advertentie Groot-Gent. La famille De Nolf décide alors de créer des éditions régionales le long d'une ligne qui traverse la Flandre en oblique, une ligne qui correspond à la nouvelle autoroute E3, la E17 de l'époque. La dénomination Advertentie est dès lors remplacée par Groep E3.

A la fin des années 60, l'on assistera ainsi à la naissance de très nombreuses éditions E3 : Dixmude, Furnes, Grand Bruges, Pays de Waas, Eeklo, Sud de la Flandre, Ardennes flamandes, Grand Alost, Termonde, Ninove, Grammont, Louvain, Malines et Ostende.

En 1968, l'imprimerie s'agrandit. Une nouvelle aile est construite où s'activeront bientôt 90 ouvriers qui disposeront de la toute nouvelle rotative typographique Plamag. En 1969, le tirage total hebdomadaire des éditions toutes-boîtes a déjà franchi le seuil magique du million d'exemplaires. L'entreprise ouvre des bureaux régionaux dans les principales villes flamandes, dans le but d'intensifier la vente d'espace publicitaire pour ses titres. Dès ce moment, l'entreprise connaîtra une croissance explosive.

Les magazines

La Belgique n'avait pas de magazines semblables à Newsweek, à Business Week ou à Sport Illustrated. Pas de véritable newsmagazine donc, pas de véritable business magazine ou magazine sportif. 

En 1971, le premier newsmagazine flamand sort de presse. Pour Roularta, Knack représente une première étape vers la diversification. Rik De Nolf fait alors son entrée dans la société, aux côtés de son père. Il devient directeur de la division magazines en 1972.

Le groupe se renforce par l'apport de la famille Louis Claeys. En 1972, son fils Leo Claeys devient directeur de la division imprimerie et, plus tard, de la division Presse Gratuite.

La rédaction de Knack est installée à Bruxelles, où l'on ouvre également une régie de publicité nationale.

L'entreprise conclut par ailleurs, pour la presse gratuite, quelques accords de régie publicitaire avec des maisons d'édition qui sont actives dans des régions où elle n'est pas à l'œuvre elle-même.

En 1975, Roularta lance Trends, un magazine bimensuel économico-financier. Moins d'une année plus tard, son pendant francophone verra le jour : Trends/Tendances. C'est le début d'une diversification vers la Belgique francophone.

En mars 1980, le groupe décide de créer un magazine sportif dont la version en langue française suivra l'année après. En 2001, au terme de quelques expériences et accords de coopération, Roularta optera finalement pour le titre définitif Sport/Foot Magazine – Sport/Voetbal. Le titre privilégie le football, tout en prêtant une attention particulière aux autres grands sports d'équipe.

En 1983 paraît Weekendblad, un magazine de loisirs consacré au cinéma, à la culture et aux sujets de société. L'année suivante, ce titre est rebaptisé Weekend et est joint à Knack.

Toujours en 1983, c'est le magazine francophone Le Vif qui voit le jour. Comme pour Knack, c'est un double magazine, le second titre s'appelant Weekend Le Vif. En 1986, Roularta conclut un accord de coopération avec le groupe français L'Express et le magazine est dès lors rebaptisé Le Vif/L'Express. En 1988, le titre concurrent Pourquoi Pas? est repris et intégré dans Le Vif/L'Express.

En 1987, le succès que connaît Trends Magazine incite le groupe à adapter sa périodicité. Désormais, il sera le seul hebdomadaire économique du pays. Les trois « weekly nesmagazines », Knack, Trends et Sport/Voetbal (Le Vif/L'Express, Trends Tendances, Sport/Foot Magazine) sont devenus un fait.

Grâce à un accord avec Bayard Presse France, Roularta introduit en 1988 une publication qui s'adresse plus spécifiquement aux seniors actifs : Onze Tijd/Notre Temps. Ce sera un succès, ici comme à l'étranger. En Belgique, le mensuel changera son nom en 2001 pour s'appeler Plus Magazine. Toujours avec Bayard, Roularta reprend en 1994 le magazine de télévision en langue française Télépro.

En 2000, le package Knack + Weekend Knack accueille un troisième titre : Knack Focus, un magazine de loisirs axé sur le cinéma, la musique, les livres, le théâtre et la culture, avec des programmes de télévision et de radio complets. Focus Le Vif voit le jour en 2008.

La même année, Roularta lance, en joint-venture, Grande, un magazine en langue néerlandaise consacré aux voyages, dont la version française suivra en 2003.

Au second semestre de cette même année 2002, le public découvre Nest, un magazine life-style diversifié, axé sur cinq angles rédactionnels : la vie à la campagne, la maison & le jardin, la gastronomie & les boissons, les hobbies, mode & santé. La version française suit dans le sillage de la reprise du mensuel Tempo Verde.

En 2004, Roularta reprend Press News, éditeur de titres bilingues tels que Royals et Dynasty (bimestriel qui sera rebaptisé en Royals Extra (néerlandais) et Royals Hors Série (français). Ainsi, Roularta Media Group fait son entrée dans le segment des magazines people.

La même année, le groupe prend une part majoritaire dans Media Office, une maison d'édition qui s'est spécialisée dans les publications pratiques pour qui veut construire ou rénover : Ik ga Bouwen/Je vais Construire est l'un de ces titres.

Bodytalk suit en 2008. C'est un mensuel qui se consacre aux divers aspects de la santé : l'alimentation, l'activité physique, la psychologie.

En 2011, l'hebdomadaire Trends se voit enrichi, six fois par an, par un magazine life-style : Trends Style.

Toujours en 2011, on lance le magazine life-style The Good Life, l'édition néerlandaise du magazine paraissant en France.

La presse gratuite 

Pendant tout ce temps, les journaux gratuits continuent à croître, en tirage et en volume. Des titres précédemment "en régie" sont repris, faisant en sorte que Roularta dispose partout d'une propre édition.

En 1979, les titres E3 sont entièrement repensés, évoluant de publications purement publicitaires vers des journaux d'information locale. Et les différentes éditions sont uniformisées. Elles portent désormais le titre De Streekkrant qui, avec sa cinquantaine d'éditions, est diffusé en toutes-boîtes dans chaque ville et région, dans chacune des communes de la partie néerlandophone du pays.

Dans la province du Limbourg, on utilise le titre De Weekkrant, honorant ainsi un accord conclu avec l'éditeur Concentra (qui participe à hauteur de 20 % dans la société anonyme DSDW).

Le succès de De Streekkrant aidant, un second réseau de tabloïds gratuits voit le jour et ceux-ci gardent leur nom local. Ce faisant, Roularta veut offrir une plate-forme complémentaire à celle de De Streekkrant, s'adressant davantage aux annonceurs locaux. Ce réseau s'étend rapidement, suite à une série de reprises. Ce sont des journaux tels que Fonteintje, Wegwijzer, Tam Tam,  etc.

En plus de ces toutes-boîtes, un nouveau titre, complémentaire à De Streekkrant, est créé en 1995. Il s'agit du mensuel Steps qui vise davantage à informer un public consommateur, à traiter l'actualité locale et à faire paraître des annonces classées (immobilier, automobile, jobs) et des publicités promotionnelles visant la vente directe. Steps est le magazine life-style où l'on trouve à la fois des articles intéressants, des agendas pratiques et des campagnes d'image en faveur des détaillants d'un certain niveau.

En l'an 2000, et à l'issue d'une expérience pilote menée en Campine, Roularta lance dans toute la Flandre le journal gratuit du dimanche De Zondag. Un circuit de distribution original – les boulangeries – permet la diffusion de plus que 600.000 exemplaires, tous les dimanches. De Zondag propose dans ses 16 éditions l'intégralité des actualités sportives nationales et devient, avec ses 2 millions de lecteurs, le journal le plus populaire de Flandre.

Les journaux

Grandir au moyen de reprises, c'est également la voie suivie par KW (Krant van West-Vlaanderen) qui se renforce avec le rachat de, entre autres, De Zeewacht (1979), le Kortrijks Handelsblad (1990) et le Brugsch Handelsblad (1990).

Les divers journaux hebdomadaires de Flandre Occidentale, ainsi que De Weekbode, se voient attribuer en 1996 le titre commun Krant van West-Vlaanderen. Avec le rachat de Het Wekelijks Nieuws en 2000 toute la province est réunie sous un seul titre Krant van West-Vlaanderen qui compte 11 éditions de ville.

Business to business

Roularta Media Group ne s'intéresse pas seulement aux publications gratuites et aux magazines généralistes. En 1984, le groupe conclut un accord de coopération avec Biblo, en vue de publier le mensuel spécialisé Industrie Magazine. En 1992, Roularta reprend Belgian Business et l'intègre dans ce magazine. En 2004, Technisch Management est, lui aussi, intégré. 

En 2003, c'est la maison Biblo elle-même qui est reprise. Dorénavant, elle éditera une série de publications médicales telles que les hebdomadaires le Généraliste-de Huisarts. Roularta Medica verra son offre étendue plus tard avec d'autres journaux professionnels comme le Dentiste/de Tandarts, le Pharmacien/de Apotheker et les Spécialistes/de Specialisten. En 2011, une fusion est réalisée avec UBM. La nouvelle maison d'édition, Actua Medica (50 % Roularta), édite à présent le Journal du Médecin, le Dentiste, le Journal du Spécialiste et le Pharmacien.

En 2004, la reprise de Keesing Business Media Belgium mène à l'ouverture d'un nouveau département : Roularta Professional Information, en abrégé RPI. Citons, parmi ses principaux : ITM, Nouvelles Graphiques et M&C. RPI organise également des séminaires et des événements pour le secteur industriel et celui de l'ICT. Le nouveau département permet des synergies intéressantes avec d'autres titres ou activités de Roularta, telles que Roularta Seminars ou Canal Z.

En 2007, Roularta Media Group reprend VNU Business Publications Belgique, éditeur de la publication spécialisée Data News , le magazine pour le secteur informatique.

Newsletters

Biblo (100 % Roularta) édite également des lettres d'information spécialisées telles que Fiscologue/Fiscoloog (traitant, comme le nom l'indique, de fiscalité), Tijdschrift voor Rechtspersonen, Bilan/Balans (matières comptables), ainsi que La Lettre de l'Initié/Inside Beleggen pour les investisseurs en Bourse.

Il y également celle du Trends Top, le site internet avec la banque de données comportant les détails chiffrés sur toutes les entreprises belges, les noms des cadres supérieurs, un outil de géomarketing, etc. Y compris une version imprimée de l'annuaire Trends Top 100.000.

Radio et Télévision

Roularta Media Group n'investit pas que dans les produits imprimés. Il est également actif dans le domaine de la radio de la télévision. 1987 est l'année de la création de la Vlaamse Televisie Maatschappij (VTM), la première chaîne de télévision commerciale en Flandre. L'initiative est issue d'une association avec huit autres éditeurs flamands.

Le 1er février 1989, VTM est lancé à l'antenne et atteint très rapidement une part de marché de plus de 40% en Flandre. L'actionnariat de la chaîne évolue progressivement et la participation de Roularta monte en force.

En 1998, la Vlaamse Media Maatschappij ne compte plus que deux actionnaires : Roularta et De Persgroep (à hauteur de 50% chacun). VMMa est la société mère qui exploite les chaînes de télévision VTM, 2BE, JIM et VTMKzoom, ainsi que les émetteurs de radio Q-Music et Joe fm. De fait, grâce à une modification de la législation en Flandre, la Vlaamse Media Maatschappij peut reprendre, en 2007, la radio commerciale 4FM. Désormais Q-music et JOE fm font partie de la même entreprise. L'émetteur Vitaya est racheté en 2010. C'est une télévision life-style pour un public plutôt féminin.

En quelques années à peine, la Vlaamse Media Maatschappij est devenue l'un des principaux acteurs dans le paysage audiovisuel commercial. Cette évolution ne stimule pas que le marché publicitaire. Plusieurs secteurs annexes profitent de la nouvelle situation : l'industrie musicale, le cinéma, les maisons de production et les entreprises de services techniques.

En 1993, c'est le coup d'envoi de WTV, première chaîne de télévision locale en Flandre Occidentale. Roularta est impliqué dans le lancement de nombre d'initiatives similaires dans d'autres régions de Flandre. La Regionale Media Maatschappij, dans laquelle Roularta participe pour 50 %, se charge de l'exploitation commerciale des deux émetteurs ouest-flamands WTV et Focus TV, entre autres. Roularta crée RTVM pour assurer la régie nationale de tous ces émetteurs régionaux (ensemble avec Concentra et Persgroep) et assume la régie publicitaire de Ring TV (pour la périphérie bruxelloise).

Une nouvelle initiative importante voit le jour en 1999 avec la mise à l'antenne de la chaîne d'information économique et financière Kanaal Z, un phénomène unique dans les pays du Benelux. En 2000 est lancé son pendant francophone : Canal Z. Le tandem Kanaal Z/Canal Z produit quotidiennement un journal télévisé pour le monde des affaires, un programme sur la Bourse, ainsi qu'une série d'autres programmes intéressant son public. Depuis 2005 Kanaal Z/Canal Z est un émetteur 100 % Roularta.

L'Internet

Dès la fin des années 90, Roularta s'intéresse de près au nouveau média par excellence qu'est l'Internet. Les magazines développent chacun leur propre site, sous un portail unique dédié au news. Peu à peu, Roularta construit un grand newsroom commun. Le Brussels Media Centre regroupe toutes les rédactions des magazines, de la télévision (Canal Z) et de l'Internet.

Pour chaque centre d'intérêt, Roularta a conçu un magazine et celui-ci est chaque fois réalisé par les meilleurs journalistes dans le domaine. Ils suivent l'actualité de près, chacun dans sa spécialité, ils diffusent de courts messages via des sites Internet, ils écrivent des articles dans leur hebdomadaire ou leur mensuel et, chaque fois que l'information est importante, ils donnent une interview, distillent leurs commentaires ou communiquent leur analyse sur Canal Z. Tous les secteurs sont couverts : la politique, l'économie, l'industrie, la Bourse, la société, la médecine, le life-style, le sport, la culture, etc.

La régie publicitaire Roularta Media commercialise 3 packages qui offrent des millions de pages visitées : le package Vif/Knack, le package Trends et le package life-style de Roularta.

La division Presse Gratuite embrasse, elle aussi, le nouveau média en lançant dès 2001 le site des petites annonces Easy.be. Pour ce faire, Roularta s'associe début 2007 avec le Groupe Rossel. Easy.be devient ainsi vlan.be, le plus grand site de petites annonces en Flandre, en Wallonie et à Bruxelles, avec immovlan.be et autovlan.be.

Une autre initiative en 2009 mérite d'être mentionnée : la collaboration avec Google, par laquelle l'équipe de vente de Roularta Presse Gratuite présente à ses clients locaux le programme Google AdWords, fonctionnant en quelque sorte comme revendeur de Google.

Roularta Printing

Durant toutes ces décennies, les divers départements techniques et de services, qui doivent assurer le support des activités déployées par Roularta Media Group, suivent son évolution spectaculaire de près. Ainsi, l'imprimerie ne cesse de s'étendre et de se moderniser.

La vaste expansion de la fin des années 80 requiert de nouveaux investissements dans l'imprimerie. C'est la raison de l'acquisition de deux nouvelles presses pour magazines Harris M 4000 et Mitsubishi BT1S, ainsi que deux presses à journaux quatre couleurs hybrides, Harris M 1600 et Euro-M.

En 2006 débutent les travaux pour la construction d'une toute nouvelle imprimerie. Le nouveau hall, grand comme trois terrains de football (soit 19.500 m²) accueille les nouvelles rotatives MAN. Il y a, entre autres, la nouvelle Colorman heatset qui peut imprimer 128 pages quadri sur papier magazine, au format tabloïd. La structure Mitsubishi quant à elle a été étendue, afin de pouvoir imprimer jusqu'à 96 pages quadri sur papier magazine au format tabloïd. En plus de quoi ont été montées trois nouvelles presses MAN pour magazines, deux pouvant imprimer 72 pages, l'autre 16 pages, cette dernière servant à réaliser des couvertures en cinq couleurs, avec couche de vernis, à une vitesse de 100.000 exemplaires à l'heure ! Cet équipement fait de Roularta Printing l'une des imprimeries technologiquement les plus avancées d'Europe.

Le département prépresse est, lui aussi, modernisé en permanence. Dès 1977, les premiers ordinateurs se chargent de la photocomposition des textes. Il y aura l'automatisation d'abord, la numérisation ensuite, mises en œuvre très rapidement, de sorte que ce département est devenu aujourd'hui l'un des plus sophistiqués en Europe.

Via le Ghent PDF Workgroup, le standard développé par Roularta pour la transmission en numérique d'annonces publicitaires et de pages rédactionnelles, est repris par le monde de l'imprimerie et de la publicité dans son ensemble, en Belgique comme aux Pays-Bas et en France.

Roularta Media Group International

Dès le début des années 90, Roularta exporte des concepts qui ont été testés et se sont révélés pertinents en Belgique. Un tour d'horizon par pays.

PAYS-BAS
En 1990, les Pays-Bas font connaissance avec le mensuel Plus. C'est une initiative de Senior Publications, agissant sur base d'un accord de coopération entre Roularta Media Group et l'éditeur français Bayard Presse. Avec Bayard, Roularta avait déjà lancé le concept Plus en Belgique, une expérience qui s'était révélée concluante.

En collaboration avec le Zeeuwsch Vlaams Advertentieblad (49% Wegener), Roularta (51%) lance, en 2002, Steps Zeeuws-Vlaanderen, un magazine life-style toutes-boîtes, diffusé en Flandre zélandaise.

ALLEMAGNE
En 2001, Roularta lance le magazine pour seniors Plus (Lenz), toujours en partenariat avec Bayard Presse France. C'est l'amorce d'une entrée remarquable dans le marché allemand. En effet, en 2008 Bayard et Roularta Media Group sont en mesure d'annoncer la reprise de la division magazines du groupe Weltbild.

Ces nouvelles activités représentent un chiffre d'affaires de 20 millions d'euros, pas moins de 21 titres de presse, une diffusion payante totalisant 1,6 million d'exemplaires et 4 pôles d'intérêt : les seniors, le jardin et la décoration, les enfants, les parents. Quelques titres : Frau im Leben, Schwangerschaft und Geburt, Kinder richtig födern, Babys lernen schlafen, Gesundheid, Mein Kind, Gesund essen, Hoppla, Olli & Molli, Benni und Teddy, Bimbo , Tierfreund , Stafette , I Love English Junior, G/Geschichte, Schule + Familie, Gärtnern leicht gemacht, Grün, Living & More.

SLOVENIE
Après la Belgique et la France, Roularta introduit en 2004 le concept d'un magazine pour la ville (gratuit) en Slovénie. City Magazine est diffusé tous les quinze jours dans les principales villes du pays.  

SERBIE
En 2008, vu le succès de cette formule, City Magazine est également lancé dans la capitale serbe, Belgrado.  

FRANCE
Le centre de gravité des activités étrangères de Roularta Media Group se situe incontestablement en France.

En 2000, Roularta participe au lancement de l'hebdomadaire A Nous Paris et, l'année suivante, il reprend Algo Communications, l'éditeur d'un city magazine à Lille, auquel il applique la formule fructueuse de Steps, un gratuit qui combine les attraits d'un magazine life-style et d'un guide urbain. Le magazine se voit doté d'un nouveau titre : A Nous Lille. Ensuite, ce groupe de bimensuels A Nous ne cesse de s'étendre. En 2004, s'ajoute A Nous Lyon. Fin 2005 Roularta devient propriétaire unique d'A Nous Paris ; en 2006 paraît A Nous Marseille.

En 2001, Roularta Media Group prend une participation de 50% dans Idéat (en joint-venture 50/50 avec Laurent Blanc), un magazine qui rencontre un succès rapide et devient leader dans le marché du design.

L'éditeur Aguesseau est repris en 2003. Son portefeuille de publications comprend, entre autres, trois magazines déco prestigieux : Maisons Côté Sud, Maisons Côté Ouest et Maisons Côté Est. Ces magazines sont logés dans une joint-venture avec le Groupe Express-Expansion qui, de son côté, y apporte Maison Magazine et Maison Française.

En 2005, Roularta reprend l'hebdomadaire Point de Vue. En France, la presse people est en pleine expansion à ce moment-là et la réputation de ce magazine n'est plus à faire.

C'est en 2006 toutefois que Roularta réalise l'opération la plus vaste de son histoire. Il prend le contrôle intégral du Groupe Express-Expansion dont il détenait déjà une participation minoritaire. Roularta était associé à ce grand éditeur français pour l'édition des titres Côté Maison en France et pour Le Vif/L'Express en Belgique. Désormais il devient le propriétaire de toute une série de pôles d'édition, comportant les titres français les plus prestigieux.

Le groupe avait fait ses premiers pas dans l'Hexagone en 2001, avec la prise d'une participation de 50% dans Idéat, un jeune magazine design luxueux qui paraît 6 fois par an.

Les newsmagazines
Avec son supplément Styles L'Express (formule comparable à celle de Weekend), l'hebdomadaire L'Express est le titre le plus important et le plus en vue du groupe. Il développe également une multitude d'activités annexes, telles que les événements promotionnels, les livres, l'organisation de Rencontres aux Salons de l'Emploi, etc.

Les magazines d’affaires
Dans ce pôle, le groupe édite L'Expansion, un mensuel économico-financier, L'Entreprise, un mensuel pratique pour les entrepreneurs, et Mieux Vivre Votre Argent, le magazine des finances personnelles.

Les magazines life-style
Côté Sud, Côté Ouest, Côté Est, mais aussi Côté Paris qui vit le jour en 2008. Maison Magazine est le mensuel qui se veut plus pratique. Maison Française et Idéat (le leader dans le segment design, en joint-venture avec Laurent Blanc) sont des mensuels plus classieux.

En 2011, on lance Zeste, un magazine pour le gourmet.

Et en 2012 démarre Décoration Internationale, un magazine design pour les professionnels du secteur.

Les magazines culturels
Classica (en joint-venture avec Les Echos, qui domine ce segment après sa fusion en 2009 avec Le Monde de la Musique) donne le ton dans le domaine de la musique classique.

Studio/Ciné Live s'adresse aux amateurs de cinéma et est devenu, lui aussi, leader dans son segment après la reprise des titres Studio Magazine et Ciné Live en 2009 avec lesquels il a fusionné.

Lire enfin est le mensuel de référence pour le véritable amateur du livre.

L’Etudiant
L'Etudiant, ce n'est pas que le mensuel. C'est aussi un éditeur de livres et une vaste organisation, bien huilée, d'événements comportant pas moins de soixante Salons de l'Etudiant par an.

Quant au site Internet de L'Etudiant, il est le leader incontesté en matière d'information et d'orientation des études dans 2 à 3.000 institutions de l'enseignement supérieur en France.